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Le rouge éternel des coquelicots > L’épopée du grand Nord #2

Après la création en 2017 qui a vu le jour avec une quinzaine de personnes, habitants et comédiens (voir ci-contre), François Cervantes écrit un monologue porté par Catherine Germain.

« Nous avons plus que jamais un devoir de mémoire, un devoir de réactualiser la mémoire, pour que l’histoire des corps coïncide avec celle des livres, que les petites histoires coïncident avec LA grande Histoire. »

En juin 2015, la création de L’épopée du grand Nord a vu le jour après deux années de rencontres et d’écriture, réunissant sur le plateau du théâtre du Merlan une trentaine d’habitants des quartiers Nord de Marseille, une dizaine de comédiens professionnels et des jeunes artistes dramatiques de l’ERAC. Quatre générations réunies. Le texte s’est écrit dans un lent et constant frottement entre la fiction et les conversations. Avant tout une rencontre et un témoignage. Quand des mondes que tout sépare entrent en contact, cela produit une énergie exceptionnelle.

Le rouge éternel des coquelicots est le second volet de L’épopée du grand Nord, un hommage à Latifa Tir et un récit de la naissance des quartiers Nord et d’une époque qui est en train de finir violemment.
Latifa est d’origine Chaouïa, ses parents sont arrivés à Marseille dans les années cinquante, au début de la construction des quartiers Nord. Elle tire de son expérience un récit universel. Au-delà de sa vie, elle incarne le destin de sa famille, de sa tribu, de son quartier et de Marseille.
A ses côtés, je me suis souvenu de cette phrase : le monument de Marseille, c’est son peuple.
Le texte est écrit à partir de nombreuses conversations avec Latifa Tir pendant deux années.
Le spectacle a réuni sur le plateau du Merlan, scène nationale de Marseille, 15 personnes, habitants et comédiens professionnels.

Un monologue porté par Catherine Germain

Au delà de cette fête collective, j’ai souhaité adapter ce spectacle et écrire un monologue porté par Catherine Germain, une parole qui se détache de son territoire et qui voyage dans l’espace.
Latifa n’a jamais quitté Marseille.
Par la parole je voudrais qu’elle voyage, qu’elle aille à la rencontre de ceux qui vivent ailleurs.
Car « les quartiers Nord », les endroits qui se sentent marginalisés, abandonnés, sont partout.
Cette parole est un acte de transmission de 70 années d’histoire, d’histoires. Parce que tous ces gens vivaient « dans du provisoire ». Et malgré tout, certaines personnes ont été heureuse et ont connu l’éternité de certains instants.

Ces personnages entrent dans le théâtre pour témoigner de leur histoire, et ils nous questionnent sur de nouvelles relations entre l’art et la vie.

François Cervantes
Texte et mise en scène François Cervantes
à partir de conversations avec Latifa Tir
avec Catherine Germain et Rebecca Brandely, Justine Canetti, Mélanie Delaplace, Zaher Idri, Nicolas Legoff, Milan Marangone, Julien Masson, Selim RS4 Mébarki, Sébastien Mintoff, Marie-Claude Othon, Isabelle Rainaldi, Heddy Salem
régie générale Xavier Brousse
création lumière Dominique Borrini, assisté de Bertrand Mazoyer
régie lumière Antoine Nicolas
régie plateau Maël Darquey
construction des décors Christian Geschvindermann
Coproduction du Théâtre du Merlan, scène nationale de Marseille, avec le soutien du Contrat de Ville Marseille Provence Métropole
mercredi 11 juillet 2018
11h30 Lecture solo
11 • Gilgamesh Belleville | Avignon
À écouter « ICI » un entretien de François Cervantes, par Emmanuel Moreira, sur Radio Grenouille.
A lire ICI l’entretien de François Cervantes réalisé par Régis Bardon à l’occasion de la création du Rouge éternel des coquelicots, publié sur le site nonfiction.fr.